Le FFF Beach Soccer Tour

Si vous passez vos prochaines vacances d’été à la plage, profitez-en pour participer à une étape du FFF Beach Soccer Tour (FFFBST).
Au programme, du Beach Soccer sur 2 jours et des animations diverses, le tout proposé par la FFF.

Si j’ai décidé de vous en parler, c’est que cet été, j’ai participé à une étape du FFFBST et c’était ma 1ère fois (!). Comme avant toutes les 1ères fois, on se pose beaucoup de questions. Et je m’en suis posé quelques-unes : comment on s’inscrit, est-ce que enfants et adultes peuvent jouer ensemble, est-ce qu’il y a un classement, faut-il être présent une journée complète…
Et sur le site officiel, les infos ne sont vraiment pas très nombreuses. De même que sur place, il faut aller à la pêche aux infos pour en savoir un peu plus.
Ce n’est pas pensé pour les débutants comme moi !

Alors si vous aussi vous comptez vous y rendre et que ce sera aussi votre 1ère fois, lisez la suite, je vous donne des précisions et des conseils sur le déroulement d’une journée au FFF Beach Soccer Tour.

Continuer la lecture de Le FFF Beach Soccer Tour

1 séance supplémentaire le week-end

Si comme moi vous n’avez vos joueurs que le week-end (d’autres les entraînent la semaine) et que vous voudriez faire autre chose que simplement les « regarder jouer » ou si alors vous cherchez à caser une séance d’entraînement supplémentaire dans la semaine mais que ce n’est pas trop possible, alors j’ai peut-être la solution.

Profitez des rencontres du week-end pour y inclure une séance.

Quoi? Mais comment?

Continuer la lecture de 1 séance supplémentaire le week-end

Réflexions sur les tournois

En fin de saison, votre équipe participe très certainement à des tournois et votre club en organise même sûrement un. L’organisation d’une telle manifestation n’est pas de tout repos et les imprévus peuvent vite venir la gâcher.

Un tournoi doit rapporter au club organisateur bien-sûr – sinon pourquoi le faire – mais il doit surtout à mon sens mettre l’enfant au centre du dispositif car les enfants viennent pour y jouer et s’amuser avant tout.

Et il y a 2 points d’organisation qui me chagrinent fortement lorsque je participe à des tournois.

Le 1er, c’est le temps de jeu des équipes et le temps entre chaque tour. Les matchs durent en moyenne entre 8 et 12 min. C’est court mais si en plus les équipes ne font que très peu de matchs ou qu’elles attendent trop longtemps entre chaque tour, le tournoi devient vite ennuyeux et inintéressant. Pour les enfants comme pour les adultes.

C’est souvent le cas des tournois où il y a trop d’équipes par rapport aux terrains disponibles. Il m’est arrivé de faire des tournois où il n’y avait que 2 matchs le matin et 2 l’après-midi et d’autres où il fallait attendre 1h entre chaque tour.

3 matchs minimum par demi-journée me semble correct. J’ai bien dit minimum.

Si encore il y avait des animations à faire à côté pour patienter mais la plupart du temps il n’y a rien. Idées d’activités annexes à mettre en place : prendre en photo les équipes pour offrir un souvenir, organiser un concours (de jongles, de tirs sur cible, de penaltys…), mettre à disposition des structures gonflables, des animations foot dans des bulles…

Le 2e point concerne les récompenses. Un bon tournoi, pour moi, doit récompenser toutes les équipes, quel que soit leur classement. Et quand je parle de récompenses, je ne parle pas que d’une médaille pour chacun des joueurs. Je parle de récompenses qui font briller les yeux des gamins. Des récompenses qui les font repartir avec le sourire, même en ayant fini derniers.

Dans la plupart des tournois, soit il n’y a que les équipes du dernier carré qui ont des lots (ex. : une coupe par équipe, une médaille et un ballon par joueur) et pour le reste des équipes, seulement les médailles. Soit toutes les équipes sont récompensées mais faut voir les lots ! J’appelle cela du foutage de gueule. Exemple (vécu) : 1 médaille, 1 stylo, 1 pitch, 1 magnet et 1 gilet de sécurité (taille XXL bien-sûr pour des enfants de 8 ans). Imaginez la tête des enfants lors de la distribution.

Autant vous dire que ces tournois-là, j’essaie d’éviter.

Par contre, un tournoi où j’essaie d’aller est celui qui offre 1 coupe pour chaque équipe, 1 médaille pour chaque enfant et selon le classement des ballons, des mini baby-foots, des sacs de sport, des protèges-tibia… plus quelques babioles (balles rebondissantes, bonbons…). Imaginez cette fois la tête des enfants qui finissent 5e, 10e ou 16e : ils sont super contents de leur journée avec ces lots. Ce tournoi est plutôt bien rempli ! Les clubs reviennent car ils savent que les enfants seront contents à la fin de la journée.

Car l’objectif, c’est bien les enfants.

Récapitulatif

– l’enfant doit être au centre du tournoi

– minimum 3 matchs le matin et 3 l’après-midi

– organiser des activités en plus des matchs

– des récompenses pour chaque équipe et chaque joueur

– des récompenses dignes de ce nom

À bon entendeur.

Quelques chiffres sur le Football en France

En 2011, la Fondation du Football sortait son 1er « panorama sociétal du football français ». En 2013, c’était la 2e version.
Je vous livre ci-dessous mon résumé de cette 2e version et les infos qui ont retenu mon attention (mais non c’est pas trop tard pour en parler !).

Pour commencer, 50 % des Français déclarent faire une activité sportive mais 1 quart seulement (27%) ont une licence sportive, tout sport confondu.
=> les Français aiment beaucoup la pratique loisir-détente et pas seulement la pratique en club.
Pensez-y si vous voulez développer certaines activités : la compétition en club oui, mais pas que.

Le 2e constat est que le football est LE sport par excellence en France quel que soit son lieu de résidence, mais en France seulement. Il arriverait seulement à la 5° place mondiale après le volley-ball, le cricket, le basket-ball et le tennis de table (info ici).
En France, le podium est Football, Tennis, Équitation (INSEE).

Et je ne vous parle pas de la pratique occasionnelle, comme le week-end par exemple avec ses enfants. Bon, faut dire que c’est plus facile de jouer au football avec ses enfants le week-end dans sa cour que d’y faire du cheval !! Pareil à l’école lors des récrés. Donc cela est plutôt normal qu’on y joue plus que les autres sports.

Après quelques années de légère baisse, le nombre de licenciés est reparti un peu à la hausse ces dernières saisons et dépasse maintenant les 2 millions (légèrement) soit plus que le tennis et l’équitation cumulés (respectivement ~1,111 millions et ~706 mille).
=> ~1 licencié sur 6 l’est au football.

Parmi ces licenciés, 33 % sont de nouveaux inscrits et dans le même temps 30 % ne reprennent pas de licence. Cela fait quand-même 1 tiers de turn-over !
Et c’est encore plus chez les 6-9 ans où ils sont 60 % à être de nouveaux licenciés.
1 enfant sur 2 qui commence le foot aura arrêté avant l’âge de 15 ans (info non tirée du panorama de la Fondation du Fottball mais je ne sais plus où j’ai lu cette info).
Je trouve cela énorme et indique que le football ne sait pas garder ses licenciés. Dans le même temps, le constat semble être le même dans les autres sports. Est-ce rassurant pour autant ? C’est vrai qu’il y a sûrement plus d’activités disponibles qu’avant (plus de sports, consoles, internet) mais quand-même. Même si l’offre est multiple, le problème se situe aussi pour moi dans la qualité de l’accompagnement éducatif proposé aux enfants. Cela quel que soit le sport. Être un bon éducateur ne s’improvise pas. Savoir quoi dire, comment le dire, savoir faire apprendre, transmettre ses savoirs… n’est pas acquis simplement parce qu’on décide de prendre une équipe ou même qu’on a été joueur quelques années auparavant.

50.2 % des licenciés ont moins de 20 ans et l’âge moyen est de 23,7 ans. Les 1ères années sont donc très importantes.

Concernant les femmes, elles représentent 5 % des licenciés et ce pourcentage est en augmentation de 24 % sur les 3 dernières saisons (34 % chez les moins de 11 ans et 23 % des U12 aux U18…). La volonté de la part de la Fédération d’augmenter la proportion de femmes y ait assurément pour quelque chose. De même que les très bons résultats et la médiatisation grandissante de nos équipes féminines.

Le nombre de licencié du futsal est en nette augmentation également : +26 % depuis 2011-2012.

La proportion de dirigeants est de 11 % des licenciés et est identique depuis 2005.
Les entraîneurs et éducateurs sont au nombre de 33442, chiffre en constante hausse depuis 2010/2011 (8 % sur les 2 dernières saisons).
Saluons au passage la démarche de la Fédération qui est de former ces éducateurs et qui facilite cette formation grâce notamment à la réforme des formations avec les CFF. Comme je l’ai déjà dit, être éducateur ne s’improvise pas et ces formations sont vraiment un bon moyen pour commencer à se former.

32000 matchs se disputent chaque week-end et 98,3 % sont sans incidents (2012/2013). Les matchs sont supervisés par 24463 arbitres au total.
50 % des amendes sont redistribuées à des associations humanitaires : être incivile sur le terrain permet de soutenir des causes humanitaires !! Peut-être une excuse à sortir dans des commissions de discipline ! Et si les joueurs sanctionnés demandaient une déduction d’impôts pour don aux associations humanitaires?

Quelques autres chiffres
25 % de la population est dit de niveau de vie bas. Dans le foot, cette population représente 37 %.
17328 clubs soit  1 club pour 2 communes.
400 000 bénévoles dans le football : chiffres en baisse ou au mieux stagnation sur les 10 dernières années. Comme partout je dirais. C’est un des gros problèmes des associations : garder ses bénévoles et/ou les renouveler.

Et si pour toutes ces données vous compariez avec celles de votre club pour voir si vous êtes plutôt mieux ou moins bien.

Pour terminer sur le côté social du sport en général, il ne faut pas oublier qu’il représente le 3° lieu éducatif pour les jeunes, après la maison et l’école. C’est même parfois le 2e voire le 1er, à l’adolescence et surtout dans certains quartiers difficiles.

Résumé :
Sur 100 % de Français :
– 50 % font du sport
– 27 % ont une licence
Sur 100 % de licenciés :
– 12 % font du foot
Sur 100 % de footballeurs :
– 33 % sont des nouveaux licenciés
– 30 % s’en vont
– 50 % ont moins de 20 ans
– 11 % sont des dirigeants
– 5 % sont des femmes

Pour des chiffres plus nombreux et plus complets, n’hésitez pas à vous procurer cette étude. Et à la lire !

Le Kiwi, c’est bon pour les sportifs

Aujourd’hui, intéressons-nous au KIWI.

En introduction, sachez que le kiwi, le fruit, est originaire de Chine et est de couleur verte avec une peau velue (pour sa variété la plus connue).

Entre-autres, le kiwi est riche en vitamine C (plus que l’orange), vitamine E et potassium.

  • La vitamine C contribue au système immunitaire et a des propriétés antioxydantes.
  • La vitamine E est principalement antioxydante mais se trouve généralement dans des produits gras.
  • Le potassium joue un rôle clé dans le fonctionnement des muscles, du cœur, des neurones et des reins. Il prévient les crampes et le stress. Il abaisse la tension artérielle et la perte osseuse.

Le kiwi fait ainsi partie des fruits les plus antioxydants.
Prendre 1 kiwi par jour le matin, permettrait de couvrir l’apport journalier conseillé en vitamine C (mais de moitié pour les sportifs. Ben oui, il leur en faut un peu plus).
De plus, de part cette forte teneur en vitamine A, E et Potassium, le kiwi est excellent pour le sportif en phase de récupération.

Ajoutons à cela des bienfaits pour le transit intestinal du à ses fibres, la présence de vitamine A, de calcium, de fer…

Alors, lorsque vous organiserez des plateaux et des tournois, que diriez-vous si vous fournissiez aussi des kiwis à tous les joueurs à la fin en plus des habituels chocos, gâteaux…
Avec en plus quelques petites affichettes expliquant les bienfaits du kiwi…

À bon entendeur…

Une méthode originale pour progresser aux jongles

1. Vous avez des difficultés à faire progresser vos joueurs aux jongles ?
2. Ils ne progressent que d’un seul pied et ont un pied très fort et l’autre (très) faible ?
3. Les jongles vous prennent beaucoup de temps dans votre séance pour une progression limitée ?
4. Vos joueurs sont difficiles à gérer pendant les jongles et sont dissipés, inattentifs ?
5. Vous ne savez pas trop comment remotiver vos joueurs aux jongles ?
6. Vous-mêmes êtes peut-être aussi démotivé ?

Si vous avez répondu « oui » à au moins une de ces questions, lisez les lignes suivantes et découvrez ma méthode originale et ludique :
la pyramide de jongles.

Continuer la lecture de Une méthode originale pour progresser aux jongles

Faut-il priver vos joueurs de boire pour ne pas avoir pris leur bouteille d’eau ?

Voici une situation qui m’est arrivée il y a quelques jours lors d’un festifoot (rassemblement festif entre plusieurs clubs).

Je ne sais pas comment vous fonctionner dans votre club pour les bouteilles d’eau avec vos joueurs mais chez nous c’est chacun emmène sa bouteille. Que ce soit pour les entraînements ou pour les matchs. Même si lors des matchs on a – généralement – 1 bouteille par équipe, ça ne suffit pas forcément quand il y a 10 ou 12 joueurs. Donc 1 joueur = 1 bouteille.

Lors de ce festifoot, nous avions 2 équipes de notre club et 2 autres équipes de 2 clubs voisins, ce qui fait 3 matchs par équipe.
Je ne sais pas pour les joueurs de notre autre équipe mais pour ceux de l’équipe dont j’avais la charge, pratiquement aucun des joueurs n’avaient pris sa bouteille d’eau dans les vestiaires. Sur 10, 1 seul l’avait. Les autres l’avaient oublié dans les vestiaires. Pour info, le terrain n’est pas juste à côté des vestiaires (ce serait trop facile) mais à une bonne centaine de mètres.

Donc nous avions une bouteille pour tout le monde. Et pas une grande bouteille. Je vous laisse imaginer la bouteille à la fin du 1er match : pratiquement vide.
Avant le 2ième match, j’envoie 2 joueurs chercher leur bouteille (ceux qui allaient débuter remplaçants)
Pas de chance, mon gardien ne se sentait pas bien et il est reparti lui-aussi aux vestiaires (et chez lui) mais mes 2 remplaçants étaient déjà partis aux vestiaires. Je me retrouve donc avec 7 joueurs pour débuter le match.
Je demande alors à un joueur de notre 2ième équipe qui commençait en remplaçant de venir jouer avec nous quelques minutes le temps que mes 2 joueurs reviennent. Pas de souci.

Un collègue éducateur n’a pas été trop d’accord. Pas sur le fait de prêter un joueur car ce qui compte c’est que les enfants jouent mais pas d’accord plutôt sur le fait que si les joueurs avaient oublié leur bouteille c’était tant pis pour eux car il faut qu’ils apprennent à ne pas oublier leur bouteille, il faut les responsabiliser. De plus, ce jour-là il ne faisait pas très chaud (février) donc le fait qu’ils ne boivent pas ne le dérangeait pas trop.
Bien que sur le principe de les responsabiliser, de leur faire une remontrance je sois absolument d’accord, je ne le suis pas sur le fait de les punir de boire en les privant d’aller chercher leur bouteille.
Et l’hydratation ne doit pas se faire uniquement s’il fait chaud. Le corps transpire, même s’il fait froid, du moment qu’on se dépense. Il ne faut pas boire seulement quand on a soif. Il faut boire avant d’avoir soif, avant ce signal d’alarme du corps car quand on a soif, c’est trop tard, le corps est déjà en manque d’eau.

La 1ère chose qui doit vous venir à l’esprit est de faire pratiquer le football à vos joueurs de manière sécurisée. Peu importe ce qui se passe, peu importe le message que vous vouliez faire passer, peu importe l’exercice que vous aviez mis en place, si à un moment donné, cela vient en concurrence de la santé ou de la sécurité de vos joueurs : STOP. Leur sécurité est LA priorité. On ne doit surtout pas faire l’impasse sur ce point, ni le mettre au second plan.

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Même si ça part d’un bon sentiment – « leur rappeler que l’hydratation est importante, les responsabiliser… », surtout qu’ils ont 12 ans et c’est pas comme si on ne leur avait jamais dit – les priver de boire allait à l’encontre de cette sécurité physique essentielle. Les punir en ne les faisant pas boire, même si le temps n’est pas chaud, ce n’est pas une bonne idée.

Pour finir je dirai que je suis fautif également car j’aurai du leur rappeler dans les vestiaires de prendre leur bouteille, j’aurai du le vérifier lors de l’échauffement. Mais je ne l’ai fait que bien plus tard. Le 1er coupable c’est moi. C’est moi l’éducateur.
C’est cela l’éducatif, se répéter, vérifier, encore et encore

La sécurité physique, psychique, mentale de vos joueurs avant tout.