Quelques chiffres sur le Football en France

En 2011, la Fondation du Football sortait son 1er « panorama sociétal du football français ». En 2013, c’était la 2e version.
Je vous livre ci-dessous mon résumé de cette 2e version et les infos qui ont retenu mon attention (mais non c’est pas trop tard pour en parler !).

Pour commencer, 50 % des Français déclarent faire une activité sportive mais 1 quart seulement (27%) ont une licence sportive, tout sport confondu.
=> les Français aiment beaucoup la pratique loisir-détente et pas seulement la pratique en club.
Pensez-y si vous voulez développer certaines activités : la compétition en club oui, mais pas que.

Le 2e constat est que le football est LE sport par excellence en France quel que soit son lieu de résidence, mais en France seulement. Il arriverait seulement à la 5° place mondiale après le volley-ball, le cricket, le basket-ball et le tennis de table (info ici).
En France, le podium est Football, Tennis, Équitation (INSEE).

Et je ne vous parle pas de la pratique occasionnelle, comme le week-end par exemple avec ses enfants. Bon, faut dire que c’est plus facile de jouer au football avec ses enfants le week-end dans sa cour que d’y faire du cheval !! Pareil à l’école lors des récrés. Donc cela est plutôt normal qu’on y joue plus que les autres sports.

Après quelques années de légère baisse, le nombre de licenciés est reparti un peu à la hausse ces dernières saisons et dépasse maintenant les 2 millions (légèrement) soit plus que le tennis et l’équitation cumulés (respectivement ~1,111 millions et ~706 mille).
=> ~1 licencié sur 6 l’est au football.

Parmi ces licenciés, 33 % sont de nouveaux inscrits et dans le même temps 30 % ne reprennent pas de licence. Cela fait quand-même 1 tiers de turn-over !
Et c’est encore plus chez les 6-9 ans où ils sont 60 % à être de nouveaux licenciés.
1 enfant sur 2 qui commence le foot aura arrêté avant l’âge de 15 ans (info non tirée du panorama de la Fondation du Fottball mais je ne sais plus où j’ai lu cette info).
Je trouve cela énorme et indique que le football ne sait pas garder ses licenciés. Dans le même temps, le constat semble être le même dans les autres sports. Est-ce rassurant pour autant ? C’est vrai qu’il y a sûrement plus d’activités disponibles qu’avant (plus de sports, consoles, internet) mais quand-même. Même si l’offre est multiple, le problème se situe aussi pour moi dans la qualité de l’accompagnement éducatif proposé aux enfants. Cela quel que soit le sport. Être un bon éducateur ne s’improvise pas. Savoir quoi dire, comment le dire, savoir faire apprendre, transmettre ses savoirs… n’est pas acquis simplement parce qu’on décide de prendre une équipe ou même qu’on a été joueur quelques années auparavant.

50.2 % des licenciés ont moins de 20 ans et l’âge moyen est de 23,7 ans. Les 1ères années sont donc très importantes.

Concernant les femmes, elles représentent 5 % des licenciés et ce pourcentage est en augmentation de 24 % sur les 3 dernières saisons (34 % chez les moins de 11 ans et 23 % des U12 aux U18…). La volonté de la part de la Fédération d’augmenter la proportion de femmes y ait assurément pour quelque chose. De même que les très bons résultats et la médiatisation grandissante de nos équipes féminines.

Le nombre de licencié du futsal est en nette augmentation également : +26 % depuis 2011-2012.

La proportion de dirigeants est de 11 % des licenciés et est identique depuis 2005.
Les entraîneurs et éducateurs sont au nombre de 33442, chiffre en constante hausse depuis 2010/2011 (8 % sur les 2 dernières saisons).
Saluons au passage la démarche de la Fédération qui est de former ces éducateurs et qui facilite cette formation grâce notamment à la réforme des formations avec les CFF. Comme je l’ai déjà dit, être éducateur ne s’improvise pas et ces formations sont vraiment un bon moyen pour commencer à se former.

32000 matchs se disputent chaque week-end et 98,3 % sont sans incidents (2012/2013). Les matchs sont supervisés par 24463 arbitres au total.
50 % des amendes sont redistribuées à des associations humanitaires : être incivile sur le terrain permet de soutenir des causes humanitaires !! Peut-être une excuse à sortir dans des commissions de discipline ! Et si les joueurs sanctionnés demandaient une déduction d’impôts pour don aux associations humanitaires?

Quelques autres chiffres
25 % de la population est dit de niveau de vie bas. Dans le foot, cette population représente 37 %.
17328 clubs soit  1 club pour 2 communes.
400 000 bénévoles dans le football : chiffres en baisse ou au mieux stagnation sur les 10 dernières années. Comme partout je dirais. C’est un des gros problèmes des associations : garder ses bénévoles et/ou les renouveler.

Et si pour toutes ces données vous compariez avec celles de votre club pour voir si vous êtes plutôt mieux ou moins bien.

Pour terminer sur le côté social du sport en général, il ne faut pas oublier qu’il représente le 3° lieu éducatif pour les jeunes, après la maison et l’école. C’est même parfois le 2e voire le 1er, à l’adolescence et surtout dans certains quartiers difficiles.

Résumé :
Sur 100 % de Français :
– 50 % font du sport
– 27 % ont une licence
Sur 100 % de licenciés :
– 12 % font du foot
Sur 100 % de footballeurs :
– 33 % sont des nouveaux licenciés
– 30 % s’en vont
– 50 % ont moins de 20 ans
– 11 % sont des dirigeants
– 5 % sont des femmes

Pour des chiffres plus nombreux et plus complets, n’hésitez pas à vous procurer cette étude. Et à la lire !